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Shooting the World La Réunion
Lieu 6 / 6

Saint-André, l'île tamoule

Le plus grand temple tamoul de La Réunion, à Saint-André : une tour-portail couverte de dieux multicolores, au cœur d'une terre pétrie de culture indienne. La Réunion que l'on n'attend pas.

Par Publié en août 2026

À voir
Le temple du Colosse (visite guidée)
Temps fort
Dipavali, la fête des lumières (novembre)
Respect
Lieu de culte actif — tenue correcte

Après l'abolition de l'esclavage, des milliers d'engagés indiens sont venus couper la canne dans l'Est. Leurs descendants ont fait de Saint-André un morceau d'Inde, avec ses temples, ses fêtes et ses tambours. C'est la porte d'entrée de la culture tamoule de La Réunion.

Le temple du Colosse

Au quartier de Champ Borne se dresse le temple du Colosse, le plus grand temple tamoul de l'île, dédié à la déesse Pandialé (Draupadi). On le repère de loin à son gopuram, la tour-portail monumentale couverte de statues polychromes du panthéon hindou, éclatantes de couleurs.

L'édifice actuel date de 1991, sur l'emplacement d'un temple plus ancien. On peut en découvrir l'intérieur en visite guidée, d'environ une heure, qui donne les clés de lecture de ce foisonnement de dieux — indispensable pour ne pas rester à la porte d'un lieu qui, sans explication, garde ses secrets.

Une culture bien vivante

Rien ici d'un musée : la culture tamoule se pratique au quotidien. Toute l'année rythment les cérémonies — la marche sur le feu en début d'année, le Cavadee, les prières — et il n'est pas rare d'entendre les tambours monter depuis la rue. Le temple est un lieu de dévotion avant d'être une curiosité.

Le temps fort, c'est Dipavali, la fête des lumières, qui embrase la ville à l'automne austral (autour de la mi-novembre) : illuminations, défilé de chars et foule immense au parc du Colosse. Un moment magnifique, mais aussi le plus chargé — circulation et stationnement saturés.

Ici, les tambours ne sont pas un folklore pour visiteurs : ils battent pour de vrai, au rythme des dieux et des saisons.

La fiche technique

Le plus grand temple tamoul de La Réunion, Saint-André.
1848
L'abolition, à l'origine de l'engagisme indien
N°1
Le plus grand temple tamoul de l'île
Novembre
Dipavali, la fête des lumières
Y aller

Au quartier de Champ Borne, à Saint-André, sur la côte au vent. Accès routier et stationnement à proximité — sauf pendant Dipavali, où tout le secteur est saturé.

Sur place

L'extérieur (gopuram, statues) se contemple librement. L'intérieur se découvre en visite guidée (≈ 1 h), la meilleure façon de comprendre le lieu. Renseignez-vous sur les créneaux auprès de l'office de tourisme de l'Est.

À respecter

C'est un lieu de culte actif : tenue correcte (épaules et jambes couvertes), pieds nus à l'intérieur, photos parfois restreintes, discrétion pendant les cérémonies. Sans guide, l'extérieur seul peut sembler hermétique.

Situer ce lieu

-20.9368, 55.6716

Où dormir à proximité

On loge à Bras-Panon ou Saint-Benoît, tout proches, ou dans les Hauts à la Plaine-des-Palmistes. Réservation via Booking.

À combiner

Questions fréquentes

Le temple du Colosse est-il le plus grand de l'hémisphère Sud ?

Non, contrairement à ce qu'on lit parfois : ce titre revient plutôt à un temple de Fidji. Le Colosse est le plus grand temple tamoul de La Réunion — ce qui suffit à en faire un lieu majeur.

À qui le temple est-il dédié ?

À la déesse Pandialé (Draupadi). Sa tour-portail, le gopuram, est couverte de statues polychromes du panthéon hindou.

Peut-on visiter l'intérieur du temple ?

Oui, en visite guidée (environ 1 h), qui en donne les clés de lecture. C'est un lieu de culte actif : tenue correcte exigée, pieds nus à l'intérieur, et respect des cérémonies.

Quand a lieu Dipavali à Saint-André ?

À l'automne austral, autour de la mi-novembre, avec illuminations et défilé de chars au parc du Colosse. Les dates exactes changent chaque année : vérifiez le programme officiel de la ville.

Pourquoi Saint-André est-elle « l'île tamoule » ?

Parce qu'une forte communauté y descend des engagés indiens venus, après l'abolition de l'esclavage en 1848, travailler la canne. Ils y ont perpétué leur culture, leurs temples et leurs fêtes.

Faut-il une tenue particulière ?

Oui : épaules et jambes couvertes, pieds nus à l'intérieur, et une attitude respectueuse. C'est avant tout un lieu de prière, pas une attraction.

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