Notre-Dame des Laves
À Piton Sainte-Rose, une église porte le nom que lui a donné le volcan : Notre-Dame des Laves. Celle que la coulée de 1977 a encerclée sans jamais l'emporter.
- L'histoire
- La coulée de 1977 a contourné l'église
- Tarif
- Accès libre et gratuit
- À savoir
- Lieu de culte actif — visite discrète
On entre par un seuil de basalte figé, sous des vitraux qui racontent le feu. Dehors, la lave durcie cerne encore les murs : ici, la montagne a écrit l'histoire, et l'église l'a gardée. Un lieu que l'on visite en silence — le culte y est toujours vivant.
La nuit du 13 avril 1977
Ce soir-là, la coulée du Piton de la Fournaise, sortie de l'Enclos, descend sur le village de Piton Sainte-Rose. Elle dévore plus de trente bâtiments, atteint le parvis vers 19 h 15, enflamme la porte et fait éclater les vitraux. Puis, comme retenue, elle se sépare en deux et contourne l'église, n'entrant que de quelques mètres dans la nef avant de filer vers l'océan.
Pour les habitants, l'affaire tient du miracle : d'où le nouveau nom, Notre-Dame des Laves, donné à une église jusque-là dédiée à l'Enfant-Jésus-de-Prague. On vient depuis en pèlerinage.
Ce qu'on voit aujourd'hui
Le récit se lit sur place. À l'entrée et le long des murs, la lave figée forme une coquille de basalte noir, là où la coulée s'est arrêtée. À l'intérieur, les vitraux du maître-verrier réunionnais Guy Lefèvre, posés lors de la restauration, racontent l'éruption.
La visite est courte — une dizaine de minutes — mais elle dit beaucoup de la vie au pied d'un volcan actif. L'accès est libre et gratuit ; l'église restant un lieu de culte, on entre avec discrétion, surtout pendant les offices.
La lave a tout brûlé autour, puis s'est ouverte devant l'église comme devant une digue. Miracle ou hasard, le récit, lui, ne s'est jamais éteint.
La fiche technique
En bordure de la RN2, au cœur du village de Piton Sainte-Rose (commune de Sainte-Rose). Stationnement à proximité. En 2026, on vient par le nord : la RN2 est coupée plus au sud (coulée du Grand Brûlé).
La lave figée à l'entrée et le long des murs, les vitraux de Guy Lefèvre racontant l'éruption. Visite courte (≈ 10 min), à combiner avec l'Anse des Cascades toute proche.
C'est un lieu de culte toujours utilisé : tenue et attitude respectueuses, on évite de déranger les prières et les offices. Stationnement parfois saturé en bord de nationale.
Situer ce lieu
Où dormir à proximité
On loge à la Plaine-des-Palmistes, dans les Hauts, ou à Saint-Benoît sur la route de la côte. Réservation via Booking.
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À combiner
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Questions fréquentes
Pourquoi l'église s'appelle-t-elle Notre-Dame des Laves ?
Elle a été rebaptisée après avril 1977, quand la coulée du Piton de la Fournaise a contourné l'édifice sans le détruire. Elle était auparavant dédiée à l'Enfant-Jésus-de-Prague.
La lave est-elle entrée dans l'église ?
Oui, mais de quelques mètres seulement, à l'entrée et dans la nef. Le corps du bâtiment a été épargné, tandis que plus de trente constructions voisines étaient détruites.
La visite est-elle payante ?
Non, l'accès est libre et gratuit. C'est un lieu de culte toujours actif : on le visite avec discrétion, surtout pendant les offices.
Peut-on voir la lave figée ?
Oui : la coulée durcie forme une coquille de basalte noir à l'entrée et le long des murs de l'église, là où elle s'est arrêtée.
Où se trouve Notre-Dame des Laves ?
En bord de RN2, dans le village de Piton Sainte-Rose, sur la commune de Sainte-Rose, à l'extrémité sud de la côte est.
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