L’adresse se trouve au 20 rue Augustin Archambaud, au cœur du centre historique de Saint-Pierre — à l’angle de la vieille ville, entre le marché couvert et le front de mer. La famille Levesque y reçoit dans la Maison Levesque, une créole du XIXᵉ siècle inscrite aux monuments historiques, qu’elle a restaurée sur plus de vingt-cinq ans.
Une maison créole en plein Saint-Pierre
Derrière le portail, la maison ouvre sur un jardin tropical qui entoure la piscine et fait office de salon d’été. La rue est calme aux heures de sieste, animée aux abords des restaurants du soir ; on est dans le cœur piéton de la ville, celui où le marché couvert, le front de mer, les cases créoles et les terrasses tiennent dans le même quart d’heure de marche.
Le lagon est annoncé à un peu plus d’un kilomètre par Booking, le marché couvert à 750 m, le port de Saint-Pierre à un peu plus d’un kilomètre par la promenade du front. Autant dire que la voiture reste au parking pour la journée — un vrai confort à Saint-Pierre, où le stationnement de rue devient l’enjeu du samedi matin quand le marché forain investit le front de mer.
Pour rayonner dans le Sud, l’adresse tient bien sa place : Grand Anse et Manapany sont à un quart d’heure de voiture par la côte, la route du Volcan démarre à Bourg-Murat une heure plus haut, Cilaos se joue à la journée par l’ouest. C’est un point d’ancrage urbain, pas un pied à terre de rando.
Quatre chambres, un jardin, une piscine chauffée
L’hébergement se compose de quatre chambres qui portent les prénoms des femmes de la famille — Marie, Murielle, Chloé, Coralie — chacune avec salle de bains privative, climatiseur indépendant, parquet ancien, coin salon. Deux d’entre elles donnent sur la cour, une sur la piscine, une sur le jardin : le format annonce une maison, pas un mini-hôtel.
Le vrai extérieur se joue autour de la piscine chauffée à l’année, entourée du jardin tropical et d’une terrasse en bois. C’est l’argument que peu d’adresses du centre de Saint-Pierre offrent — la plupart des maisons d’hôtes équivalentes se trouvent dans les hauteurs ou en périphérie balnéaire.
Le petit-déjeuner est servi au jardin, en formule continentale : fruits et jus de saison, confitures, viennoiseries. Il est proposé en supplément (en supplément, voir le tarif du jour). L’équipe de maison — Sylvie, Corinne, Olivia — passe chaque matin entre 6 h 30 et 13 h 30 pour le ménage quotidien et l’accueil ; en dehors, la gouvernante reste joignable à distance. Wifi gratuit partout, parking privé gratuit derrière le portail.
Ce que la Villa Myriam n’est pas
C’est une maison ancienne, pas un hôtel : pas de réception ouverte tard le soir, pas de restaurant sur place, pas de bar. Le check-in se fait avec l’équipe entre 14 h et 13 h 30 le lendemain, ou en autonomie avec les codes envoyés la veille — un mode d’arrivée qui va au voyageur autonome, pas à celui qui compte être pris en main.
Le petit-déjeuner est en supplément, à ajouter à la note : c’est un poste à intégrer dans la comparaison avec les hôtels du centre qui l’incluent. Le silence est demandé entre 22 h et 6 h, les enterrements de vie de célibataire sont refusés : on est chez l’habitant, dans une maison ancienne aux murs qui respirent, pas dans un appart-hôtel.
Le format ne convient pas non plus à une grande tribu avec enfants en bas âge : quatre chambres pour deux, une piscine sans clôture, une maison patrimoniale qui préfère les couples et les voyageurs qui savent où ils mettent les pieds. La situation en plein centre revient dans ce que les voyageurs retiennent de leur séjour — le corollaire est que la nuit du week-end porte les bruits de la ville.




