Une palmeraie au-dessus de Saint-Pierre
Ravine des Cabris n’est pas Saint-Pierre. On monte depuis la RN2 par des rues résidentielles, on longe des cannes, on tombe sur le portail du 59 chemin Jules Ferry. Derrière, un jardin de palmiers refermé sur lui-même — dont un palmier arêtes de poisson où les tisserins tissent leurs nids. C’est ce jardin qui a donné son nom à l’adresse, et c’est lui qui structure le séjour.
Depuis le parking privé, le centre de Saint-Pierre et la plage de Terre-Sainte se rejoignent en une dizaine de minutes par la route ; le marché du samedi matin, la corniche et les restaurants du port sont dans la même bulle. Vers l’amont, Le Tampon puis la Plaine des Cafres grimpent tranquillement — le Pas de Bellecombe se rejoint dans la matinée si on part tôt. Cilaos, par la route aux 400 virages, prend moins d’une heure jusqu’à l’entrée du cirque. Roland-Garros est à un peu plus d’une heure par la route des Tamarins.
Un bungalow, un couple, un petit-déjeuner
Une seule chambre, en fait : un bungalow en bois de 35 m² au rez-de-chaussée, avec varangue prolongée d’une terrasse privative. Lit king-size, parquet, climatisation, insonorisation, télévision écran plat avec TNT et accès Netflix, lecteur DVD — l’équipement d’un logement autonome. Machine Nespresso, petit frigo, dressing, douche à l’italienne : on peut vivre sa journée sans repasser par la maison des hôtes.
Le petit-déjeuner, lui, se prend en commun sur la terrasse de la maison de Paule et Patrick, tous les jours entre 8 h 30 et 9 h 30. Il tient du brunch continental : sucré, salé, œufs à la carte, confitures pays, viennoiseries. À l’arrivée, verre de bienvenue et plateau de courtoisie — eau, café, thé, gourmandise — sur la terrasse : l’accueil revient dans ce que retiennent les voyageurs. La piscine à débordement, commune, se trouve sur cette même terrasse et ferme à 19 h.
Ce que la palmeraie n’est pas
Un hôtel anonyme, d’abord. La maison des hôtes est adossée au bungalow, le petit-déjeuner se prend chez eux, la piscine aussi. Pour quiconque veut disparaître dans un couloir jusqu’au check-out, c’est le mauvais scénario ; pour qui aime le lien avec les propriétaires, c’est justement l’intérêt de la formule.
Un séjour ouvert, ensuite. Réservé aux adultes, sans exception ; les fêtes et enterrements de vie de célibataire sont refusés ; le silence est demandé entre 15 h et 11 h le lendemain. Une famille, un groupe d’amis qui veut faire la fête, un couple qui compte rentrer tard : l’adresse n’est pas pour vous.
Une adresse balnéaire, enfin. Terre-Sainte est à quelques kilomètres, mais le lagon protégé de l’Ermitage se rejoint en 40 minutes de route. Chaque baignade en mer demande la voiture. Le lodge choisit la palmeraie et l’écart, pas la plage.




