Bourg-Murat, à la porte des deux volcans
Le chemin Bois Joly Potier s’écarte de la RN3 à Bourg-Murat, hameau des hauts de la Plaine des Cafres accroché à 1 600 m d’altitude. Le nom de la maison n’est pas décoratif : l’Enclos, ici, c’est celui de Fouqué — la caldeira du Piton de la Fournaise, qui s’ouvre à une vingtaine de kilomètres par la route Forestière du Volcan, laquelle démarre à deux pas. C’est le sens même de venir dormir à Bourg-Murat : ne pas remonter chaque matin depuis la côte, et gagner deux ou trois heures d’accès au cratère.
La maison joue une deuxième carte, moins évidente sur la carte : Le Bloc, tête de sentier nord du Piton des Neiges, se rejoint en une dizaine de minutes de voiture. Un lit d’altitude aussi près du départ change la logistique — coucher tôt, départ à la lampe frontale, arrivée au sommet pour le lever du soleil, sans nuit courte dans un refuge saturé. Les mêmes clés servent l’après-midi pour la Fournaise, dans l’autre direction. La Cité du Volcan, à moins de dix minutes à pied, sert de plan B quand les nuages ferment la caldeira — ce qui arrive presque tous les après-midis d’hiver austral.
Quatre chambres, quatre entrées indépendantes
L’Enclos du Volcan a ouvert récemment dans une maison ancienne entièrement rénovée. Quatre chambres se partagent le bâti, chacune avec sa porte propre — on n’a pas de couloir à traverser, on entre chez soi. Deux chambres standards ouvrent sur une terrasse privative ; deux chambres Deluxe sont équipées d’un jacuzzi pour la chambre, proposé en option payante à réserver au moins deux jours avant l’arrivée. Salles de bains privatives, sèche-cheveux, chauffage (indispensable ici la nuit), parquet, télévision à écran plat avec chaînes satellite, penderie, bureau, bouilloire, réfrigérateur et bouteilles d’eau : l’équipement de chambre est complet, cadré sur le confort du couple qui rentre d’une journée d’altitude.
Wi-Fi gratuit dans toute la maison, jardin, terrasse commune. Le bureau et le plateau de courtoisie transforment la chambre en pied-à-terre pour deux ou trois nuits sans avoir besoin de descendre au village pour tout. L’accueil se fait en français.
Ce que la maison ne fait pas
Pas de table d’hôtes ni de restaurant : pour dîner, c’est Bourg-Murat, à pied, qui offre épiceries, boulangeries et quelques adresses. Le petit-déjeuner n’apparaît pas dans la fiche de réservation — à confirmer avec l’hôtesse plutôt que découvrir sur place. Pas de parking dans la propriété non plus : le stationnement se fait en rue, sans difficulté particulière hors soirs d’événement, mais c’est à savoir avec un véhicule chargé de matériel de randonnée.
La configuration des chambres — quatre doubles — écarte les familles avec enfants ou les tribus de randonneurs qui voudraient partager un toit : c’est un lit pour deux, pas une kaz. Les fêtes et enterrements de vie de célibataire sont explicitement refusés : la maison assume la posture d’une chambre d’hôtes calme, pas d’un lieu d’événement. Et le créneau d’arrivée s’arrête à 19 h — un vol posé tard à Roland Garros ne colle pas avec une remontée en une soirée sur les hauteurs.




