Sur la RN3, à deux minutes en voiture de la Cité du Volcan
La Plaine des Cafres n’est pas un village, mais une longue traversée de la RN3 entre Le Tampon et Bourg-Murat, à mi-hauteur des Hauts du Sud. Les Géraniums occupent l’un des points les plus utiles de ce ruban : le PK 24, deux kilomètres et demi en amont de la Cité du Volcan, là où le musée marque le carrefour vers la route du volcan et la Plaine des Sables. On dort donc à quelques minutes en voiture du point où bifurque la montée vers le Pas de Bellecombe — la seule géographie qui compte quand l’objectif du séjour est le cratère de la Fournaise.
Cet emplacement revient dans ce que retiennent les voyageurs — il fait presque tout le travail. Autour, la Plaine s’étire en pâturages, en tamarins et en cases éparses, avec la brume qui monte l’après-midi depuis les cirques. À trente kilomètres au-dessus de Saint-Pierre, c’est déjà une autre Réunion — celle des Hauts frais, plus proche de la moyenne montagne que du Sud tropical.
Restaurant, salon commun, piscine — et la logistique du Piton
L’hôtel se lit comme une maison en L autour d’un jardin, avec piscine extérieure et solarium à l’arrière. Le rez-de-chaussée abrite le restaurant, le bar, un salon commun avec télévision, une salle de billard et des jeux de société pour les soirées fraîches. Les chambres, réparties dans les étages, sont chauffées et insonorisées — précaution utile côté nationale.
La vraie signature de la maison n’est pas dans les mètres carrés : c’est la logistique du randonneur, assumée sans emphase. Le petit-déjeuner se prend en buffet ou continental en supplément — ou, au choix, à emporter dans un sac préparé la veille, pour qui part avant l’ouverture. Le panier-repas se commande le soir au restaurant pour la marche du lendemain. Rentré du cratère Dolomieu en fin d’après-midi, on retrouve la piscine ou le sauna (avec supplément), puis on dîne sur place sans reprendre la voiture — les tables de Bourg-Murat ferment tôt.
À 1 500 m d’altitude, ce que la Plaine ne fait pas
Il faut arriver en sachant à quoi s’attendre : à près de 1 500 m, les Hauts n’ont rien de tropical. Le petit matin descend souvent sous les dix degrés en saison sèche, les nuages remontent des cirques dès la mi-journée et couvrent régulièrement la Plaine l’après-midi. La piscine reste fraîche même en octobre — belle pour la vue, moins pour la brasse. Prévoyez une polaire pour le dîner et une lampe si vous rentrez tard.
L’adresse est en bord de RN3 : les chambres côté route ont beau être insonorisées, préférez, si le sommeil est léger, une chambre côté jardin — l’insonorisation fait beaucoup, mais la nationale reste passante en journée. Enfin, l’hôtel n’a pas de vue sur le volcan : le sommet du massif se joue plus haut, sur la route ou au Pas de Bellecombe. On dort ici pour la position, pas pour le panorama.




