Notre Dame de la Paix, à mi-chemin des deux pitons
Le chemin Tan Georges s’écarte de la RN3 dans le hameau de Notre Dame de la Paix, à 1 500 mètres d’altitude sur les hauteurs du Tampon. La chapelle qui donne son nom au quartier structure le paysage : kaz éparses, pâturages, tamarins, silence des Hauts. La terrasse du chalet regarde plein ouest — c’est ce cadrage qu’on paie ici, la mer de nuages qui remonte l’après-midi puis se dore au coucher de soleil.
Pour rayonner sur le volcan, la position est calibrée. La Cité du Volcan à Bourg-Murat se rejoint en une vingtaine de minutes ; le Pas de Bellecombe, point de départ des sentiers du cratère de la Fournaise, compte quarante-cinq minutes de lacets par la Route Forestière. Le départ du Piton des Neiges par Le Bloc est à peu près à même distance mais dans l’autre direction. Un lit d’altitude sur cette crête raccourcit donc les réveils d’ascension par les deux côtés — c’est le sens même de dormir ici plutôt que sur la côte.
Un chalet bois pour quatre, terrasse plein ouest
Format : chalet indépendant à charpente bois, deux chambres pour quatre couchages, salle de bains privative avec douche, cuisine équipée (four, plaques, micro-ondes, réfrigérateur, machine à café), coin repas intérieur, terrasse extérieure. Le chauffage est inclus — pas un luxe à cette altitude, où les nuits d’hiver austral descendent régulièrement sous les 10 °C. Wi-Fi gratuit, parking privé devant le chalet, linge de maison fourni.
La vie du séjour se joue dehors dès que le ciel dégage. La terrasse bois, orientée plein ouest, sert de salon de fin de journée quand le soleil tombe sur la mer de nuages qui remonte du sud. C’est le morceau signature de l’adresse, celui qu’on garde en tête après le séjour.
Ce que le chalet n’est pas
Ce n’est pas une adresse de bord de mer. À 1 500 mètres, on est en montagne créole — nuits fraîches, humidité qui remonte l’après-midi, climat qui ne ressemble en rien à la carte postale tropicale. Les randonneurs y trouvent leur cadre ; les voyageurs venus chercher la plage regarderont ailleurs.
L’accès demande la voiture. Aucun commerce à pied dans le hameau, les premiers points de ravitaillement se trouvent à Bourg-Murat ou au Tampon, à une quinzaine à vingt-cinq minutes de descente. Il faut donc faire ses courses avant de monter et calibrer son séjour en fonction de cette contrainte. La Route Forestière du Volcan qui grimpe au Pas de Bellecombe demande à être prise tôt le matin : la couverture nuageuse remonte souvent dès la mi-matinée et ferme la caldeira pour l’après-midi.




