Ce que c’est
L’esclavage à La Réunion est bien connu. L’engagisme, qui lui a succédé, beaucoup moins. Dès 1828, et massivement après l’abolition de 1848, les planteurs ont fait venir sous contrat des travailleurs d’Inde, d’Afrique de l’Est, de Madagascar et des Comores pour couper et broyer la canne. Stella Matutina, usine née au milieu du XIXe siècle, a employé cette main-d’œuvre pendant plus d’un demi-siècle.
L’exposition retrace cette histoire, de 1828 à 1938, à partir du cas de Stella. Les descendants de ces engagés vivent toujours autour de l’ancienne sucrerie. Le ministère de la Culture lui a attribué le label « exposition d’intérêt national 2025 ».
À voir jusqu’au 4 avril 2027, au musée Stella Matutina, à Piton Saint-Leu.
Pourquoi y aller
Pour comprendre d’où vient la population de l’île. Une bonne partie des Réunionnais d’aujourd’hui descend de ces engagés : les temples tamouls de l’Est, les noms de famille, la cuisine en portent la trace.
Le cadre y ajoute : on découvre cette histoire parmi les machines qui broyaient la canne.
Comment s’organiser
Y aller. Il se trouve sur les hauteurs de Saint-Leu, parking sur place. Notre fiche Stella Matutina donne les horaires et le temps de visite.
Réserver. Elle est comprise dans le billet du musée, 9 € ou 6 € en réduit. Pour ne voir qu’elle, l’entrée seule coûte 5 €.
Prolonger. Notre carnet sur l’histoire de l’esclavage et du marronnage donne le contexte de l’avant-1848. En décembre, le festival Nout’ Léritaz investit les mêmes lieux.
Les pièges
Elle est temporaire et ferme le 4 avril 2027. Les horaires peuvent changer : vérifiez sur museesreunion.fr avant de venir.
