Le nom n’est pas un hasard : la lentille de Cilaos est la culture emblématique du cirque, celle qu’on sème sur les pentes de l’Îlet à Cordes et qu’on retrouve dans toutes les assiettes du village. Marie Reine Payet a baptisé sa maison d’hôtes d’après elle, et reçoit dans deux chambres indépendantes, à Mare Sèche.
Mare Sèche, l’écart qui se mérite
Les coordonnées GPS placent la maison à environ un kilomètre et demi à vol d’oiseau au sud-ouest du centre de Cilaos. Sur le terrain, cela veut dire : Mare Sèche, un écart agricole que la route traverse avant d’atteindre le bourg, au bout d’un chemin qui porte le nom de chemin Paradis — c’est son nom cadastral, rien de plus. Comptez cinq minutes de voiture pour rejoindre le centre, ou une demi-heure de marche, en montée au retour.
Cette position a deux conséquences concrètes. La première : le silence. Le hameau vit au rythme des cultures, loin du passage des thermes et des commerces. La seconde : la voiture est indispensable. Les départs de randonnée — Le Bloc pour le Piton des Neiges, la Roche Merveilleuse — se rejoignent depuis le village, donc en remontant d’abord. Une petite boutique sur place dépanne pour l’essentiel.
Deux chambres, chacune sa porte
Deux chambres doubles, chacune avec entrée privée, salle de bains privative et terrasse. L’une donne sur la montagne et intègre sa propre cuisine ; l’autre, baptisée « les 3 Salazes » d’après les pitons qui ferment le cirque à l’ouest, partage la cuisine équipée de la maison — plaques, four, réfrigérateur, micro-ondes, bouilloire. Un coin repas extérieur et du mobilier de jardin permettent de manger dehors, le cirque pour décor.
Marie Reine assure elle-même l’accueil et le ménage quotidien. Elle ne parle que français : les voyageurs non francophones devront faire avec. C’est un séjour chez l’habitante au sens propre, avec ce que cela implique de contact direct et d’horaires à respecter.
Ici, on coupe — Internet compris
Aucune connexion Internet — c’est écrit noir sur blanc sur l’annonce, et il faut le prendre au sérieux : pas de wifi, dans un écart où la couverture mobile peut se montrer capricieuse. Pas de petit-déjeuner ni de table d’hôtes dans la formule affichée : on cuisine soi-même. La maison est réservée aux adultes, les étages se gagnent par escaliers uniquement, et le calme est demandé dès 20 h. Enfin, le bourg et ses restaurants restent à cinq minutes de voiture : les soirées se passent ici, sur la terrasse, pas en ville.




