Rue Mahé de Labourdonnais, au-dessus du littoral de Petite-Île, cinq bungalows se partagent un jardin, un deck en bois et une piscine. Les logements sont petits, la vie commune se passe dehors, et le tarif à la nuit compte parmi les plus bas de notre sélection dans le Sud.
Rue Mahé de Labourdonnais, au-dessus de Grande Anse
Petite-Île occupe une bande de côte entre Saint-Pierre et Saint-Joseph, là où le Sud commence à devenir sauvage. Le littoral y est découpé, battu, presque partout interdit à la baignade : les deux exceptions du secteur, Grande Anse et son bassin aménagé, Manapany et sa piscine naturelle, sont chacune à une dizaine de minutes de voiture.
Vers l’est, la rivière Langevin et ses cascades demandent une vingtaine de minutes, pour la baignade en eau douce et le pique-nique dans les galets. Vers l’ouest, Saint-Pierre et ses tables sont à distance comparable. Le volcan, lui, se gagne par la Plaine des Cafres, à un peu plus d’une heure.
Autrement dit, l’adresse sert de camp de base. Rien ne se fait à pied depuis le portail, la voiture organise chaque journée, et la contrepartie tient au prix de la nuit.
Cinq bungalows, une piscine, des surfaces comptées
Les logements relevés développent une vingtaine de mètres carrés, parfois un peu plus : coin nuit, salle de bains avec douche, kitchenette avec plaque et réfrigérateur, climatisation, terrasse devant la porte. On y dort, on y prend un café, on n’y passe pas la journée.
Le jardin rattrape la surface. Le deck en bois borde le bassin, ouvert toute l’année, avec transats et guirlande d’ampoules ; une pergola éclairée sert de salon commun à la tombée du soir. Le gestionnaire assume d’ailleurs le format : cinq bungalows autour d’un même jardin, cela crée des conversations entre voyageurs.
Côté pratique, le parking est sur place, le Wi-Fi couvre le terrain, un lave-linge est à disposition et une navette aéroport peut être organisée. L’arrivée reste possible jusqu’en soirée, ce qui va bien avec un vol tardif et une première nuit dans le Sud.
Ce que ce tarif n’achète pas
Ni volume, ni intimité. Les bungalows se touchent presque, les cloisons sont minces, et la piscine comme la pergola se partagent entre tous. Une famille avec deux grands enfants s’y sentira serrée ; un couple qui cherche le silence choisira une kaz indépendante de la commune.
L’équipement est basique et la décoration sans recherche : kitchenette compacte, mobilier simple, finitions modestes. C’est cohérent avec le positionnement, mais il ne faut pas attendre le confort des locations de Petite-Île qui coûtent le double.
Enfin, la piscine n’est pas surveillée et le règlement demande le silence dès le début de nuit — voisinage résidentiel oblige. L’adresse tient sa promesse : dormir pour trois fois rien à portée du Sud sauvage, à condition de passer ses journées dehors.




