Au pied du bourg, à portée de la Mare à Joncs
La rue des Citronniers descend en contrebas de la rue du Père Boiteau, l’axe qui traverse Cilaos. On est encore dans le village — les commerces, la boulangerie et les premiers restaurants sont à cinq minutes à pied — et déjà en surplomb de la Mare à Joncs, l’étang qui donne au bourg son air de lac de montagne. C’est un compromis rare à Cilaos : à pied du centre, mais avec l’horizon des remparts sur la terrasse.
Concrètement, vous laissez la voiture au parking privé après la montée de la RN5 et vous en avez terminé pour la journée. Pour dîner dehors, pour acheter du pain le matin, pour aller tremper les pieds à la Mare à Joncs, ce sont quelques minutes à pied. Les thermes demandent une petite montée au retour — on est à Cilaos, tout ce qui va vers le nord se paie en dénivelé. Pour le Piton des Neiges, il faut reprendre la route de Bras Sec sur une dizaine de minutes, jusqu’au parking du Bloc où commence le sentier.
Cent quatorze mètres carrés taillés pour huit
La Villa An Nou Ay — « allons-y » en créole — est une maison entière de 114 m² avec trois chambres, une mezzanine, quatre lits doubles et un canapé au salon. Aurélie et Anthony la louent pour huit personnes et gèrent l’accueil à distance ; on est chez soi, pas chez eux.
Ce qui la caractérise, c’est le doublement des espaces de vie. Une cuisine ouverte sur le séjour, avec four, plaque, micro-ondes, lave-vaisselle et machine à café — et une cuisine extérieure avec barbecue, coin repas dehors, mobilier de terrasse. Le rythme du séjour se cale sur cette double disposition : petit-déjeuner dehors quand le ciel est dégagé au réveil, repas du soir au salon quand la fraîcheur d’altitude tombe, cheminée allumée. Le canapé de la mezzanine devient la salle de projection improvisée pour préparer l’étape du lendemain sur les cartes.
Grande maison, une seule salle de bains
Un service d’accueil, d’abord. L’arrivée se cale entre 14 h et 20 h, et il faut annoncer son heure à l’avance : si votre avion atterrit tard, mieux vaut éviter de cumuler la montée nocturne des lacets et un créneau déjà fermé. Personne ne prépare le petit-déjeuner ni ne tient de réception.
Un séjour de bande, ensuite. La villa accueille huit personnes mais ne compte qu’une salle de bains, celle avec la douche à l’italienne — les matins de départ de randonnée demandent un peu d’organisation. Et l’hôte est clair sur ses règles : maison non-fumeurs, fêtes et enterrements de vie de célibataire interdits. Ce n’est pas l’adresse pour une soirée arrosée ; c’est celle d’une tribu qui vient marcher, cuisiner et rentrer tôt.




