L’adresse se trouve Chemin Elma, sur le versant habité de Piton Sainte-Rose, à quelques minutes de voiture de l’église Notre-Dame-des-Laves. Une maison créole peinte en rouge brique, deux chambres tapissées de bambou tressé, une hôtesse qui sert le petit-déjeuner — le format vise le couple ou le tandem qui cherche une vraie chambre d’hôtes sur la Route des Laves.
Piton Sainte-Rose, la porte du Grand Brûlé
Piton Sainte-Rose est le dernier village vivant avant le Grand Brûlé, cette portion de côte que la Fournaise reprend régulièrement aux hommes. L’église Notre-Dame-des-Laves, épargnée par la coulée de 1977, se visite en cinq minutes de voiture depuis l’adresse. La coulée de 2007 est à peu près à la même distance, avec sentier balisé pour marcher sur le basalte encore tiède par endroits.
Le village n’est pas balnéaire — la mer est là, mais rocheuse et travaillée par la houle. Pour la baignade, il faut redescendre plus au nord (bassin de la Marine à Sainte-Anne) ou faire route jusqu’aux plages du Sud, à quarante minutes.
Une vraie table et une varangue végétale
Le format chambre d’hôtes prend ici tout son sens : maison partagée, deux chambres à l’étage, salon commun avec cheminée en pierre, coin cuisine accessible aux voyageurs. Le petit-déjeuner créole est servi par la propriétaire, qui donne volontiers les infos qui manquent aux guides — restaurants, horaires de la coulée quand elle est active, points de départ de rando peu documentés.
La varangue extérieure sous auvent de fougères sert de coin salon pour les tandems qui préfèrent lire dehors. Les chambres tapissées bambou tranchent avec le standard : matière chaude, lumière filtrée, un vrai parti pris décoratif.
Ni villa privée ni ambiance hôtel
On ne loue pas la maison entière : on partage l’espace commun avec un ou deux autres tandems, on croise l’hôtesse au petit-déjeuner. Le format ne convient pas aux voyageurs qui cherchent l’anonymat d’un hôtel, ni à ceux qui veulent leur piscine et leur cuisine à eux seuls. Pour cela, il faut louer une villa entière — à quelques kilomètres au nord ou au sud. Ici, l’échange humain fait partie de la nuitée.




